The Fire Next Time

Afterlives of the militant image

Jean-Luc Godard, Kubrick vs Alvarez (Cinéma Cinémas, 1987)

«There it is! This is the slow motion we find in Peckinpah, if you will… It addresses the crowd of spectators only by exploiting something that it lacks. It seems like what Welles talked about: a gimmick, a trick, a gadget. Something that’s now usual in all these American directors, even in Kubrick, who disappoints me because he has more talent than them. And this is just Peckinpah, if you will… with the exploitation of Vietnam. To his film I wouldn’t go because I wouldn’t see the Vietnamese, or God knows in which form. They were there. You just needed to go there… He doesn’t see them. Something’s missing. Kubrick’s film misses what America also missed.

They keep showing… In war films about Germany, there’s not one big Hollywood actor that hasn’t, sooner or later, played a German general. Here no one has played a [Vietnamese] general, cause they didn’t know how to do it. That’s their shame. To cover up this shame with a slow motion, whatever talent one has, it doesn’t work…

Let see the Alvarez slow motion. We see a crowd that cries. And we see each one cry without privilege, despite being privileged. The spectator can make his choice. This is what never occurred… Here is a war movie made by a Cuban. It’s sufficient to see this to, when we show Kubrick’s images see that they do not hold…

To say good or bad things… I, (…), it wouldn’t come to my mind to make war; I’ve deserted in two countries. But it’s necessary to watch. We see something in which we believe and there he [Kubrick] doesn’t believe in films anymore. He forces himself to believe. And at a certain point it doesn’t stand. There’s a minimum of honesty… We see that the other [Alvarez’s], which is made of documentary, is so worked by a stylised fiction like this, that it gives back something. And there [Kubrick’s] lacks the documentary approach.»

Santiago Álvarez, 79 Primaveras (1969)

“Innovation results from making traditional forms available, by revatilizing them. To me, style has unity with content. I don’t want to waste my time, nor the time of the audience, only looking at abstractions. The reason for so much inventiveness is necessity. The Americans blockade us, so forcing us to improvise. For instance, the greatest inspiration in the photo-collage of American magazines in my films is the American government who have prevented me getting hold of live material.”

Guy Debord, La Société du spectacle (1973, based on the book published in 1967)

- Les groupes Medvedkine, Editions Montparnasse

- Les groupes Medvedkine, Editions Montparnasse

- Le groupe Medvedkine de Besançon, Editions Montparnasse

- Le Groupe Medvedkine de Besançon, Editions Montparnasse

- Le Groupe Medvedkine de Besançon, Editions Montparnasse

- Les groupes Medvedkine, Editions Montparnasse

- Les groupes Medvedkine, Editions Montparnasse

- Les Groupes Medvedkine, Nouvelle Société 5, “Kelton” (1969)

- Les Groupes Medvedkine, Nouvelle Société 5, “Kelton” (1969)

- La Charnière (1968) , Editions Montparnasse 
“ Chris Marker: Le film que vous souhaitez mes enfants, c’est vous qui le ferez. L’audiovisuel est immédiatement à la disposition de tout le monde sans préparation technique. Pas besoin d’années d’études pour faire de l’audiovisuel. Ce n’est pas comme la langue écrite qui nécessite de longues années d’études. Pas besoin de sortir de l’IDHEC ou de Vaugirard, la preuve les films des groupes Medvedkine qui sont de qualité professionnelle.
Pol Cèbe : Que faire de cette séquence tournée en 68 devant les usines Yema ? Nous allions ajouter à ce film que nous critiquions avec passion parce que nous l’aimions avec passion, pourquoi, comment militer au quotidien. Mais c’est un boulot en plus après huit heures d’usines tant de chose à dire les moyens de les dire une nouvelle arme. Faire des films ce n’est pas seulement filmer, entasser des bobines de pellicule. On n’apprend pas à se servir d’une table de montage, à faire une interview synchrone en quelques heures; nous avons besoin des techniciens du cinéma et nous avons appris des choses. Par exemple que le militantisme n’est pas l’apanage de la classe ouvrière, que des opérateurs, des monteuses, des ingénieurs du son parmi les plus grands sont près à travailler avec nous pour des clopinettes. Ils sont venus et ensemble nous avons fait le film. Avant, ils étaient quelques-uns à penser qu’ils feraient le film pour nous. Avant, nous étions quelques-uns à penser que l’on ferait le film sans eux. Aujourd’hui, nous savons que le cinéma militant ne peut naître que de la collaboration de militants ouvriers et de cinéastes militants.”
- La Charnière (1969), Ciné-club

- La Charnière (1968) , Editions Montparnasse 

Chris Marker: Le film que vous souhaitez mes enfants, c’est vous qui le ferez. L’audiovisuel est immédiatement à la disposition de tout le monde sans préparation technique. Pas besoin d’années d’études pour faire de l’audiovisuel. Ce n’est pas comme la langue écrite qui nécessite de longues années d’études. Pas besoin de sortir de l’IDHEC ou de Vaugirard, la preuve les films des groupes Medvedkine qui sont de qualité professionnelle.

Pol Cèbe : Que faire de cette séquence tournée en 68 devant les usines Yema ? Nous allions ajouter à ce film que nous critiquions avec passion parce que nous l’aimions avec passion, pourquoi, comment militer au quotidien. Mais c’est un boulot en plus après huit heures d’usines tant de chose à dire les moyens de les dire une nouvelle arme. Faire des films ce n’est pas seulement filmer, entasser des bobines de pellicule. On n’apprend pas à se servir d’une table de montage, à faire une interview synchrone en quelques heures; nous avons besoin des techniciens du cinéma et nous avons appris des choses. Par exemple que le militantisme n’est pas l’apanage de la classe ouvrière, que des opérateurs, des monteuses, des ingénieurs du son parmi les plus grands sont près à travailler avec nous pour des clopinettes. Ils sont venus et ensemble nous avons fait le film. Avant, ils étaient quelques-uns à penser qu’ils feraient le film pour nous. Avant, nous étions quelques-uns à penser que l’on ferait le film sans eux. Aujourd’hui, nous savons que le cinéma militant ne peut naître que de la collaboration de militants ouvriers et de cinéastes militants.

La Charnière (1969), Ciné-club